• 22 novembre 2005 - 22 novembre 2015. Il y a dix ans, Angela Merkel prêtait serment pour la première fois et devenait la première chancelière d’Allemagne. Elle était la première femme à accéder au pouvoir en République fédérale, mais aussi la première Allemande de l’Est. Qui plus est, à 51 ans, elle devenait le plus jeune des huit chefs de gouvernement qui se sont succédé à la tête du pays depuis 1949.

    Cette première élection avait été acquise de justesse, sur un score décevant, et elle débouchait sur une grande coalition avec le Parti social-démocrate (SPD). Mais la nouvelle chancelière imposa rapidement le respect. Ainsi, dès août 2006, le magazine américain « Forbes » la désignait comme la « femme la plus puissante du monde ». Elle allait décrocher ce titre 9 fois en 10 ans. En 2013, elle fut réélue pour un troisième mandat.

    Aujourd'hui, Angela Merkel peut se vanter d’être avec Konrad Adenauer (14 ans au pouvoir) et Helmut Kohl (16 ans) l’un des trois chefs de gouvernements allemands à avoir connu la plus grande longévité au pouvoir. Elle a présidé une fois l’Union européenne (en 2007) et deux fois le G7/G8 (en 2007 et 2015). Et elle a déjà connu trois présidents français, trois Premiers ministres britanniques et deux présidents américains.

    Cette longévité au pouvoir est sans doute intimement liée à la situation du pays, qui s’est spectaculairement améliorée en une décennie. Chômage au plus bas depuis vingt ans, croissance, succès à l’exportation, hausse du pouvoir d’achat et de la consommation : dans tous les sondages, les Allemands se disent aujourd'hui nettement plus heureux qu’il y a dix ans. 


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  • L’Allemagne est en deuil après les attentats terroristes dévastateurs qui ont été perpétrés à Paris. Le ministère fédéral des Affaires étrangères a institué une cellule de crise qui est en contact étroit avec les autorités françaises.

    Au moment où le terrorisme a frappé la capitale française, le ministre fédéral des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, assistait avec le président François Hollande à un match amical France-Allemagne au Stade de France à Paris. Choqué et bouleversé par la brutalité des attaques terroristes, M. Steinmeier a fait la déclaration suivante à Paris avant même de se rendre dans la nuit à Vienne pour participer à la conférence internationale sur la Syrie : « Nous nous tenons aux côtés de la France. »

    La tristesse et l’effroi se sont également emparés de l’Allemagne aujourd’hui. Dans la matinée, la chancelière fédérale, Angela Merkel, a assuré la France de la solidarité et du soutien de l’Allemagne. Plus tard, avec d’autres membres du gouvernement fédéral, elle a signé le livre de condoléances ouvert à l’ambassade de France à Berlin. Avant elle, le président fédéral, Joachim Gauck, s’est également rendu à l’ambassade de France pour présenter ses condoléances. Lui aussi, a signé le livre de condoléances : « Profondément endeuillée et consternée, l’Allemagne est aux côtés de ses amis français. Et nous sommes à vos côtés pour défendre les principes que vous avez institués en Europe : la liberté, l’égalité, la fraternité. »

    Le président fédéral et le gouvernement fédéral ne sont pas les seuls à s’associer au deuil de la France. Beaucoup de personnes sont venues exprimer hier soir leur solidarité et leur sympathie en déposant des fleurs et des messages devant l’ambassade de France à Berlin. Parmi ces messages, on pouvait lire : « Paris est la ville des amoureux. C’est la ville de la vie et de la liberté. Il faut la défendre. Mais pas par la haine. La haine est le langage de la mort, pas de la vie. »

    Dans la soirée, des centaines de Berlinois se sont réunis devant la porte de Brandebourg illuminée aux couleurs de la France pour s’associer au deuil de la France et lui témoigner sa solidarité à la suite des attentats terroristes qui viennent de frapper le pays.


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  • Le jour de la St Martin, le 11 novembre, en Allemagne, à la nuit tombante, les enfants font un défilé la nuit en portant des lanternes (Laterne), précédés par Saint Martin, chevauchant son cheval. Les enfants chantent les chansons de la saint Martin (Martinslieder): Laterne, Laterne ou Ich geh mit meiner Laterne. Rassemblés devant le feu de joie (Martinsfeuer), ils reçoivent un Weckmann, brioche en forme de bonhomme en pain d’épices.

     


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    Aujourd'hui, c’est le 11 Novembre. Bien sûr les Français pensent à la commémoration de l’Armistice qui a mis fin le 11 novembre 1918 à la 1ère guerre mondiale ! Comme les Allemands ont perdu la guerre, ça n’est pas l’Armistice qu’ils fêtent ! Non, ce à quoi les Allemands pensent le 11 Novembre, c’est au carnaval !

     

    Le carnaval allemand débute officiellement le 11.11. à 11 heures 11 ! Certes, le carnaval se fête en février mais il faut le préparer et ce n’est pas une mince affaire. Les préparatifs commencent le 11.11. par la proclamation de ce qu’on appelle le Narrenreich, le royaume des fous. Souvent, un couple princier règne sur ce royaume qui dispose d’une constitution de 11 lois et d’un "Elferrat", un conseil des onze. Majorettes, fanfares, défilés, médailles, uniformes, rien ne manque à cette monarchie parlementaire pleine de paillettes, de bière, et pleine de 11 ! Pourquoi tous ces onze ? Parce que le nombre 11 est considéré comme le nombre fou, voilà.

    De 1792 à 1815, les Français occupent de grandes parties de l’Allemagne et interdisent le carnaval, jugé trop anarchique et dangereux pour l’ordre. En 1823, le carnaval renaît. Certes, il y a toujours des défilés dans la rue, mais une partie du carnaval se passe dorénavant dans des salles des fêtes, lors de "Narrensitzungen", "séances des fous" en présence de citoyens déguisés.

    Le 11.11 à 11 h 11

    C’est pourquoi le conseil des onze qui préside les séances s’inspire directement des tribunaux révolutionnaires des Jacobins. Le président accorde la parole aux orateurs qui critiquent ou parodient les politiciens avec plus ou moins d’humour. Quasiment tout le monde porte des "Kappen", des bonnets à trois pointes qui seraient inspirés du bonnet des Jacobins. Les costumes des gardes rappellent et se moquent de ceux des soldats de l’occupation française et le bleu, blanc, rouge est partout. "Onze" se dit "elf" en allemand. E, L, F. : Egalité, Liberté, Fraternité. La devise républicaine française, eh bien certains affirment que c’est là qu’il faudrait chercher l’origine du chiffre magique du carnaval allemand…


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  • De 1918 à 1989, le 9 novembre a vu se dérouler plusieurs événements dramatiques et moments charnières : plus qu’aucune autre, la date du 9 novembre reflète le cours tumultueux de l’histoire allemande au XXe siècle. 

    République de Weimar

    Ainsi, l’empereur Guillaume II abdique le 9 novembre 1918.

    5 ans plus tard, le 9 novembre 1923, c’est l’échec du « Putsch de la brasserie ». Ce putsch d’extrême droite vaudra à Hitler plusieurs mois de prison durant lesquels il rédigera « Mein Kampf ». Le nazisme plongera bientôt l’Allemagne dans la tragédie.

    « Nuit de cristal »

    15 ans plus tard, le 9 novembre 1938 est l’un des jours le plus funestes de l’histoire allemande. Lors du pogrom de la « Nuit de cristal », les lieux de cultes juifs de tout le pays sont incendiés. Les cimetières juifs sont profanés, des milliers de magasins juifs détruits, des appartements ravagés et les personnes de confession juive prises à partie. On estime qu’une centaine de juifs périssent le jour-même, tandis que 25 000 à 30 000 sont déportés dans les camps de concentration. Beaucoup ne reviendront pas.

    La chute du Mur

    Il faudra ensuite attendre un demi-siècle pour qu’un autre 9 novembre, lumineux celui-là, vienne tourner la page des horreurs et privations de liberté du XXe siècle. Le 9 novembre 1989, à Berlin-est, Günter Schabowski annonce que les voyages privés à l'étranger sont désormais autorisés.

    Il s’ensuit une nuit mémorable au cours de laquelle les postes-frontières qui coupent Berlin en deux depuis 28 ans sautent un à un. La réunification allemande aura lieu moins d’un an plus tard, le 3 octobre 1990. Elle annonce la réunification de tout le continent européen.

    9 novembre 1989 : les points de passage entre l’Est et l’Ouest s’ouvrent à Berlin © picture alliance/dpa


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